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Onggi, accueil

La maison

Une cuisine de Jeonju, rue Jean-Pierre-Timbaud

L'histoire

Onggi, c'est la jarre de terre cuite où l'on fait fermenter kimchi et jang depuis des siècles.

Seo Min-ji a grandi à Jeonju, la ville du bibimbap, dans une maison où la cour appartenait aux jarres. Arrivée à Paris en 2014 pour des études de design, elle a fini en cuisine : six ans chez les autres, dont trois à la plonge puis au poste chaud d'une table coréenne du 15e.

En 2021, elle reprend un ancien atelier de confection rue Jean-Pierre-Timbaud, avec une cour intérieure que personne ne voulait. C'est pour elle la meilleure pièce du lieu : quatorze jarres y sont arrivées de Corée par bateau, emballées dans de la paille de riz.

Onggi reste une cantine : des plats du quotidien, servis vite le midi et partagés le soir. Ce qui change, c'est que presque tout ce qui fermente ici est fait ici, et que la carte suit ce qui est prêt dans les jarres.

Le jangdokdae de la cour

Jangdokdae, c'est la terrasse où l'on aligne les jarres de jang. La nôtre est dans la cour : trois grandes jarres ne se vident jamais, on y puise et on complète chaque année.

  1. 된장doenjangPâte de sojaCommencé le 20 mars 202518 mois sur 24

    Les blocs de meju restés dans la saumure, écrasés en mai et remis en jarre. Sert au doenjang jjigae et au braisage du bossam.

  2. 간장ganjangSauce soja de jarreCommencé le 20 mars 202518 mois sur 24

    Le liquide tiré de la même saumure, filtré puis bouilli. Plus salé et plus clair qu'une sauce soja industrielle : on l'utilise pour les soupes et les namul.

  3. 고추장gochujangPâte de pimentCommencé le 20 février 20267 mois sur 12

    Riz gluant, poudre de meju, gochugaru de Yeongyang et sel, remués chaque semaine au début. Sa première cuillère ira dans le bibimbap de décembre.

Le meju, des blocs de soja cuit et pilé, est façonné en novembre et sèche tout l'hiver suspendu à la cave. En mars, il part dans une saumure de sel de Guérande avec du charbon de bois et des piments séchés. Deux mois plus tard, on sépare le liquide, qui deviendra le ganjang, des blocs, qui deviendront le doenjang.

Qui cuisine

Équipe fictive : ces personnes n'existent pas.

D'où vient ce qu'on sert

Chou nappa et radis
un maraîcher de Brie-Comte-Robert (77), livré le lundi
Gochugaru
Yeongyang, en Corée, piments séchés au soleil, importés une fois par an
Sel
gros sel gris de Guérande, pour les saumures et le meju
Soja du meju et du tofu
soja jaune bio du Gers
Riz
japonica rond de Camargue, proche du riz coréen
Poulet et porc
poulet fermier Label Rouge des Landes, porc fermier du Sud-Ouest

La salle

34 couverts, dont un comptoir de 8 places face à la cuisine. Une chaise haute et deux réhausseurs pour les enfants. Salle non fumeur, cour non accessible aux clients : les jarres ont besoin de calme.